Le bio, c’est quoi ?

La définition officielle de l’agriculture biologique c’est : « Un mode de production qui utilise des pratiques […] soucieuses du respect des équilibres naturels. Elle exclut l’usage des produits chimiques de synthèse, des OGM et limite l’emploi d’intrants. »

La définition de Romain c’est : « comme de l’homéopathie sur le plant – si on ne traite pas avant qu’il soit malade, ce sera trop tard ».

Conversion bio. Crédit photo : Émeline Boileau.

Conversion bio. Crédit photo : Émeline Boileau.

La volonté de passer au bio

C’était déjà une idée qui trottait dans la tête du trio Malidain. Mais c’est le décès de Michel, en 2016, qui a tristement constitué l’élément déclencheur qui a poussé Romain a passé le cap. Le vignoble est actuellement en conversion bio – les Muscadets bénéficieront du label bio pour le millésime 2022.

Pour nous, la conversion bio est une étape indispensable pour le futur.

Michel Malidain – « Je suis passé du cheval à l’ordinateur, vous ferez l’inverse ».

Romain Malidain – « Le travail dans les vignes prend une tout autre dimension avec la conversion biologique. Ça nous demande d’être encore un peu plus à l’écoute de la symbiose avec notre végétal ».

Les étapes de la conversion

Officiellement, il faut 3 ans pour pouvoir compléter la conversion d’un domaine en agriculture biologique.

Pour nous, la conversion se fait en 3 temps : elle concerne les Muscadets, pour le millésime 2022. Puis les cépages blancs (IGP et Vins de France), pour le millésime 2023. Et enfin les cépages rouges (IGP et Vins de France), pour le millésime 2024.

Le fait de convertir le domaine en 3 étapes distinctes permet d’appréhender l’approche biologique sereinement.

Dans les vignes, ça change quoi ?

Mis à part le cahier des charges exigeant à respecter, il faut être beaucoup plus attentif à la météo et au végétal. Il n’y a pas beaucoup de place à l’erreur.  Il faut aussi savoir gérer l’équilibre entre la concurrence de l’herbe et la vigne.

Dans la bouteille, ça change quoi ?

Nous utilisons déjà une démarche assez simple et naturelle à la cave donc la conversion bio n’aura pas tellement d’impact sur ce volet – mais l’avenir nous le dira.

Notre robot – Le salarié 3.0

Notre « salarié 3.0 » – comme nous aimons l’appeler – est arrivé au domaine en 2018 après un travail de restructuration parcellaire du domaine. L’idée est venue lors d’une visite sur un salon professionnel. Nous avons vu le robot à l’œuvre pour des travaux de maraichage sur des plants fragiles comme des salades et nous nous sommes dit que si ça fonctionnait pour le maraichage, ça fonctionnerait sur la vigne.

Aujourd’hui le robot est un vrai gain de temps pour l’entretien du sol, il est guidé par GPS et est autonome dans la vigne. Il participe au respect de la faune et la flore environnante en limitant les désherbants chimiques.

Robot conversion biologique

Notre robot

Et la biodynamie, c’est quoi ?

Inventée par Rudolf Steiner, c’est une forme d’agriculture biologique positive qui propose des solutions aux problématiques actuelles comme la perte de fertilité des sols ou la perte de la biodiversité. La biodynamie relie intimement l’Homme à la Nature.  C’est par exemple prendre en compte les cycles solaires ou lunaires et utiliser des préparations à base de plantes, silice ou même bouse de vache pour ainsi augmenter la fertilité et la biodiversité des sols.

Dans les années à venir, la biodynamie sera la finalité de notre conversion biologique, essentiellement pour aller au bout du raisonnement au niveau du travail du sol.

Nous travaillons déjà avec les rythmes lunaires, notamment pour le collage (clarifier le vin pour que les particules en suspension descendent au fond de la cuve). En général, il faut réaliser cette étape lors d’une lune descendante